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L’indépendance algérienne ne passait pas dans certaines sphères, notamment une partie de la droite nouvellement arrivée au pouvoir, dont certains œuvraient à liquider les années gaullistes, celles qui avaient permis la fin de l’Algérie française.

Une revue, Sang-froid, rappelle cette période dans un article documenté titré «Terrorisme d’Etat : la guerre secrète de la France contre l’Algérie», signé Philippe Lobjois et Khaled Melhaa. L’article situe les responsabilités parmi les Services secrets avec l’aval de l’Etat qui a permis le recyclage d’officines.

Ainsi, d’anciens responsables des Services citent nommément «les DOP, les détachements opérationnels de protection». «C’étaient les ‘tortureurs’ officiels. Ils étaient appelés sur le terrain pour faire parler les prisonniers. A la fin de la guerre, ils ont été rapatriés (…). Après huit ans passés à torturer, il est difficile de se réintégrer. Comme ils dépendaient du Renseignement, on les a réintroduits au Sdece où ils ont continué leur guerre mais avec d’autres moyens et en utilisant des paravents».

Le mot kabyle signifie celui qui fait partie d’une kabyla une kabyla imite l’organisation des juifs chaque homme doit reverser 10 pour cent de son salaire au chef de la kabyla qui ainsi en devient un trésorier ce système permet de subvenir aux besoins des travailleurs en cas d’accident ou de maladie il peut servir à marier les jeunes et leur construire une maison, petit à petit le chef du harche peut désigner des gens pour des projets économiques ou de solidarité mais la France a interdit l’existence des kabila et des arches qu’elles soient économiques associatives ou par des liens familiaux et du sang !

Le but de la France en créant le problème berbère est d’empêcher l’Algérie de s’unir à d’autres pays arabes et de créer un bloc une supernation arabe ce qui ferait échapper l’Algérie à l’influence française.

En 1965, Jacques Bennet proche du mossad rencontre à Paris Mohand Arab Bessaoud un militant Algérien de la cause berbère, ancien combattant de la guerre d’indépendance, opposant au régime de Boumédiène et réfugié en France. Avec un groupe de militants berbères, Mohand Arab Messaoud projette de créer une académie berbère à Paris, avec le parrainage de Jacques Bénet qui a aidé plus tard Mohand Arab Bessaoud a s’éxiler en Angleterre, ce dernier se sentais menacé par les services secrets algériens. L’académie voit le jour en 1964.

Mohand Arab Bessaoud n’a cessé de parler de Jacques Bénet, engagé dans le combat pour l’identité amazir. Il écrit à son propos dans son livre L’Histoire de l’Académie berbère :

« Si les Berbères, mes frères, devaient un jour se souvenir de moi au point de vouloir honorer mon nom, je leur demanderais instamment de lui associer celui de Jacques Bénet, car sans l’aide de ce grand ami des Berbères, mon action en faveur de notre identité n’aurait peut-être pas connu le succès qui est le sien. Ce serait donc faire preuve de justice que de dire : Mohand Arab-Jacques Bénet comme on dit Erckmann-Chatrian. » »

La France refusait les nationalisations des hydrocarbures en algérie et voulait organiser une insurréction de la Kabylie avec l’aide de mercenaires marocains et anciens terroristes de l’OAS et des harkis restés en Algérie le but étant de recoloniser l’Algérie. Une guerre civile servirait de pretexte à une recolonisation du pays. Les harkis ont reçu l’ordre de saboter tous les ascenceurs en Algérie de brûler les bus neufs. De saboter les chantiers de construction de nouveaux bâtiments de mettre en panne tous les feux rouges et de déchirer tous les fauteuils des bus, trains, tramways, téléphériques et de détruire les panneaux routiers pour créer des accidents, et d’abattre les arbres et de massacrer les animaux sauvages et de brûler les récoltes pour transformer le pays en désert aride. Ce sont les réseaux Foccart et Charles Pasqua qui ont financé le mythe bérbère pour se venger de l’indépendance de l’Algérie et de la nationalisation de l’industrie pétrolière !

En 1976 suite aux nationalisations de Boumédienne Giscard a peut être voulu faire pression sur Alger en menaçant d’expulser les algériens de France ? Mais comme cela ne suffisait pas il décida de créer le mythe berbère pour créer une guerre civile et recoloniser l’Algérie aux mains du nationaliste et anti-impérialiste Boumédienne qui fut asssassiné en 1978 suite à une mise à prix un contrat par sans doute des syriens ou par le général Nezzar qu’il a voulu radier de l’armée ?

Donc entre 1975 et 1978 les kabyles ont reçu des fusils largués par des avions français venus du Maroc avec des messages les appelant à tuer les autres algériens et à la rebellion !

Ils cachèrent ces armes puis les mirent en vente quelques années aprés de manière clandestine pour servir d’armes d’auto-défense en cas de conflit ou invasion du pays soit par la France ou le Maroc !

La France échoua dans cette tentative de destabilisation !

En 1971, Alger a nationalisé le pétrole, le Maroc et l’Algérie s’opposent sur le Sahara occidental et depuis deux ans un mystérieux groupe d’extrême droite, le groupe Charles Martel, terrorise la communauté algérienne. La France créa alors le drapeau berbèreen 1971 donc la même année pour se venger. Diviser pour régner ainsi agissent tous les colonialistes !

Paris réduit ses achats de pétrole en provenance d’Algérie et, huit mois après la visite de Giscard, Alger nationalise les dernières sociétés françaises. En France, la riposte est moins visible, plus secrète. A cette époque, le Service de renseignement extérieur (SDECE) décide de s’allier avec son homologue américain, la CIA, et d’autres services secrets du ‘monde libre’ pour contrer la poussée communiste.

Et l’Algérie devient rapidement la cible des attaques de cette ‘sainte alliance’.»

Le 4 novembre, nouvelle attaque contre le consulat d’Algérie à Nice.»
La guerre secrète continue en 1976 avec quatre bombes le 3 janvier, dont une explose à El Moudjahid, visant l’imprimerie. «Cette fois-ci, l’attentat est revendiqué officiellement par un groupe, les Soldats de l’opposition algérienne (SOA)», rappelle Sang-froid, ce même groupe auquel on attribue l’attentat de 1973 contre l’administration algérienne à Marseille.

Ce groupuscule violent abuse une poignée de pseudo- militants algériens prétendant être une «opposition algérienne qui vient de donner le signal de départ à la libération de notre pays de la dictature du président Boumediène et va porter la lutte sur le territoire algérien».

Résidu pour partie de revanchards de l’Organisation Action Secrète (OAS), le SOA se fait fort de faire débarquer en Algérie des milliers d’hommes pour renverser le régime politique, déstabiliser le pays afin de revenir à une hypothétique situation insurrectionnelle.

Les enquêteurs de Sang-froid ont retrouvé un des acteurs de cette histoire : André-Noël Cherid. Pied-noir, ancien soutien du Front Algérie française, il quitte l’Algérie après l’indépendance. Jusqu’à ce qu’il soit approché par le SOA qui l’incite à «partir à Alger pour aider les opposants locaux et retrouver les traces des milliers de disparus français toujours prisonniers du régime algérien». Il doit aussi «remettre des tracts appelant les populations de Kabylie à se soulever».

Le chef de commando est un certain Mohamed Medjeber. Le SOA est alors dirigé par Mouloud Kaouane, agent des Services secrets français depuis 1959, dont l’une des missions était de «noyauter la Fédération de France du FLN. Démasqué et condamné à mort, il échappe de peu à un attentat.

En 1965, trois ans après l’indépendance, l’ex-directeur technique du SDECE, le colonel Fourcaud, propose à Mouloud Kaouane de rentrer en Algérie afin d’implanter un mouvement d’opposition, une sorte de maquis anti-FLN. Mouloud Kaouane sera arrêté peu après son arrivée, condamné et mis en prison. Libéré au bout de quelques années, il se réfugie à Lisbonne.

C’est là qu’il fait la connaissance d’Yves Guilloux, alias colonel Laurent ou Guérin-Sérac». C’est ce dernier qui chapeautera les attentats qui continueront jusqu’au début 1976 avec l’attaque de l’Office de tourisme algérien à Paris.

Pour camoufler cette organisation criminelle naissante, une agence de presse est créée en 1966. Elle s’appelle Aginter Press. Basée à Lisbonne, elle devient une antenne du Sdece sur place, écrit Sang-froid.

Le Sdece est dissous, remplacé par la DGSE. Un accord entre gouvernements permettra la libération à Alger de Cherid, qui sera «récupéré» à Paris par deux agents secrets le faisant quitter l’aéroport d’Orly discrètement avec la consigne de se taire. Deux mois après l’entretien avec Sang-froid, il est retrouvé sans vie, victime d’une crise cardiaque dans sa voiture.

 

 

Donc selon Lounis Aggoun auteur de France Algérie mensonges et crimes d’état il y aurait un lien entre la mort de Boudiaf à Annaba le 29 Juin 1992 et la mort de Beregovoy le 1 Mai 1993 à Nevers et celle de Kasdi Merbah. Soit disant Bérégovoy est mort suicidé d’au moins deux  balles dans la tête ce qui bien sûr est impossible normalement sans intervention extérieure ! Donc voilà ce qui se serait passé Boudiaf a envoyé 3 émissaires algériens à l’Elysée pour savoir quel généraux et politiciens algériens la France arrosait avec des rétrocommission sur les armes et le pétrole et Bérégovoy aurait communiqué cette liste à Boudiaf et donc ses envoyés, la suite tout le monde la connait ils sont tous morts assassinés, puis Kasdi Merbah a lui été aussi éliminé car il combattait la corruption ! Donc il est vraissemblable que Mitterrand avec les généraux algériens en fait des agents du mossad et du Maroc ils ont crée les GIA l’ancêtre de Daesch avec la complicité de Charles Pasqua et BHL bien sûr ! Le DRS a été crée par le général français Schmitt avec Lamari qui ont aussi crée l’entreprise de sécurité GEOS. Le polpot laïc de Nezzar aurait déclaré qu’il préferait tuer deux millions d’algériens musulmans que laisser l’Algérie devenir une République islamique comme l’Iran. Bérégovoy a été liquidé car il était contre le massacre de millions d’algériens innocents et Boudiaf car il en savait trop sur les magouilles terroristes de Mitterand, BHL et Pasqua ! Bérégovoy voulait en finir avec la corruption des politiciens en France et Boudiaf voulait lutter contre la corruption en Algérie ils étaient tous deux sur la même ligne et tous les deux étaient naïfs au point de croire que leur entourage politique en fait pourri les soutenaient à 100 pourcent ! Le système de la Françalgérie est sans doute un des secrets les mieux gardés de la 5e République. C’est un système complexe dont le cœur est l’argent, celui des « commissions » prélevées par les généraux du « cabinet noir » sur les échanges commerciaux avec l’étranger. Le général Nezzar passait ses nuits avec le général Bigeard! C’est ce qu’a déclaré le colonel Amar Benouda, dernier membre du groupe des 22, en ajoutant que c’est pour cela que Boumediene a ordonné son limogeage de l’ANP. Est ce que Nezzar était homosexuel pour passer ses nuits avec Bigeard ? Et d’ajouter qu’il comprenait sa haine envers lui et le président Houari Boumediene, car ce dernier, avant sa mort, avait donné un ordre à Abdelkader Chabou, SG du ministère de la Défense, de le limoger des rangs de l’ANP, sur la base d’un rapport des services de sécurité algériens à Paris notifiant que Nezzar passait ses soirées avec Marcel Bigeard, de triste mémoire, dans sa maison en banlieue. Quand Boumédiène se faisait opérer par les chirurgiens russes Nezzar se serait introduit dans la salle d’opération et aurait voulu achever Boumédiène en lui tirant trois balles dans la tête prétextant de vouloir abréger ses souffrances. Le chirurgien russe communiste se disait néanmoins capable de ressusciter les morts et à voulu néanmoins ramener à la vie le président Boumédiène s’est alors que Nezzar a menacé de mort le chirurgien et a forcé l’équipe médicale à débrancher les machines qui le maintenaient en vie. Au lendemain de la révolte des jeunes à partir du 5 octobre 1988, le président de la République Chadli Bendjedid avait proclamé l’état de siège en transférant les pouvoirs de police à l’armée. C’est sous la responsabilité du général Khaled Nezzar, alors commandant des forces terrestres et adjoint du chef d’état-major de l’armée, que les services de sécurité employèrent alors tous les moyens pour le rétablissement de l’ordre, n’hésitant pas à utiliser des armes de guerre, à tirer à balles réelles, sans sommation, et à pratiquer la torture à grande échelle.  Pourtant cette manifestation pour protester contre les pénuries d’huile ou de sucre et café a été  organisé suite à des appels de la radio et de la télévison publique et même du président Chadli en personne. Un sous-officier des équipes volantes de la DGPS rapporte que, sur la place du 1er Mai, il a entendu Nezzar ordonner à un tankiste de tirer au canon sur la foule. Betchine le contredit en souplesse en ordonnant aux militaires de tirer à ras de terre avec leurs Kalachnikov. Ce témoignage, Betchine  le confirmera cinq ans plus tard en expliquant : ”Je ne voulais pas qu’il y ait des massacres. J’ai demandé aux militaires d’user de tirs de sommations en l’air et à ras de terre.”  Quoi qu’il en soit, on a fini par dénombrer plus de cinq cents morts à Alger, peut être 1000 morts ». La répression déclenchée dès le 5 octobre 1988 a révélé que la torture était massive et précoce, puisque ayant commencé la veille des manifestations.» Il ne prendra cependant aucune mesure pour poursuivre les tortionnaires, ou pour soutenir les victimes.

 

Sept étrangers dont deux Français, François Bartellet et Emmanuel Didion ( deux géomètres travaillant dans la région de Sidi Bel Abbas ) sont morts en Algérie du 21 septembre 1992 au 22 octobre 1993. Le désarroi pour les étrangers vient de commencer et un autre épisode de la sale guerre vient marquer la surenchère.

Le 24 octobre 1993, trois fonctionnaires du consulat français, Jean Claude et Michèle Thévenot et Alain Fressier, sont enlevés par un commando « islamiste » dirigé par un certain Sid Ahmed Mourad alias Djaafar el-Afghani, ce dernier réclame la libération de son ancien chef et membre fondateur du sinistre groupe islamique armé (GIA), Abdelhak Laayada alias Abou Adlane, extradé par les autorités marocaines quelques mois auparavant.

En pleins préparatifs pour la fête de la Toussaint, la nouvelle de l’enlèvement des fonctionnaires français a l’effet d’une bombe. Elle choque ce jour là des millions de Français les projetant de plein fouet au cour du drame algérien. Le peuple français est confronté pour la première fois à la violence de la réalité algérienne. La distance entre les deux pays devient négligeable et tous les yeux sont rivés vers cette terre en feu.

Cette affaire est en vérité plus complexe. Le vrai-faux enlèvement des agents consulaires français n’est qu’un petit acte d’une représentation où les victimes ne sont que les dindons d’une farce minutieusement préparée par les stratèges de la manipulation.

La planification de cette machination remonte à quelques mois auparavant, exactement à la période de la compagne des législatives de 1993 en France. Les sondages sont favorables à la droite et une éventuelle victoire de l’opposition remettrait en cause la politique nonchalante des socialistes à l’égard de l’islamisme.
Les services algériens inquiets de l’activisme des militants islamistes en France signalé par le représentant da la direction du renseignement et de la sécurité (DRS) en l’occurrence le commandant Souames Mahmoud alias Habib (officiellement premier secrétaire de l’ambassade, décédé en 1997 à Paris), dépêchent à Paris « en urgence » un émissaire spécial à Charles Pasqua. Ce dernier, en pleine compagne électorale, se méfiant des retombées d’une fuite sur une rencontre avec les services algériens, alors qu’il traîne toujours l’affaire Mécili, laisse le soin à son bras droit et homme de confiance Jean Charles Marchiani de rencontrer l’émissaire algérien : Le général Smain Lamari, le tout puissant sous-directeur de la DRS et patron de la direction du contre-espionnage (DCE).

Entres barbouzes chevronnés le courant passe très bien et dans le climat feutré d’un hôtel de luxe, Smain Lamari exprime l’inquiétude d’Alger face au manque de fermeté de la gauche vis-à-vis des islamistes présents sur le sol français. Il lui prouve, documents à l’appui, que la France est devenue la plaque tournante du trafic d’armes et de collecte de fonds pour les maquis en Algérie ; en quelques sorte la base arrière du terrorisme islamiste.
Il se plaint à son interlocuteur du mépris des politiques français à l’égard des militaires algériens et la pseudo-fixation qu’ils font sur les atteintes aux droits de l’homme, alors que la situation générale est gravissime.
Marchiani lui fait remarquer que les socialistes ne font que de la gesticulation intellectuelle, et que les droits de l’homme ne sont pour lui qu’une chose abstraite. Il promet qu’en cas où les urnes confirmeraient les sondages, la situation changerait radicalement. Marchiani exprime aussi des craintes et avoue à Smain que rien n’est sûr vu que les socialistes disposent de moyens matériels gigantesques et peuvent créer la surprise à cause des dernières mesures électoralistes.
Smain comprend vite que son interlocuteur le sollicite financièrement, et rétorque que l’Algérie n’oublie jamais ses amis et promet de faire rapidement ce qu’il faut pour leur venir en aide. Dans un climat de satisfaction mutuelle, un rendez-vous est pris juste après le deuxième tour des élections.

Entre temps un jeune officier de la DRS en poste à Paris livre une mallette contenant 500.000 francs en liquide à un politicien de la droite et proche des services du contre-espionnage français dans un hôtel de luxe situé à la porte de Maillot. La somme n’est qu’un acompte dérisoire devant le montant total de l’aide apportée aux hommes du RPR et qui se chiffre par millions de francs et à Charles Pasqua. Le financement se fait entre autre, grâce à des commissions reversées lors de marchés frauduleux. C’est le cas, par exemple, pendant l’achat par l’Algérie de matériel d’écoute très sophistiqué (des Renault espace bourrées d’électronique servant à la détection) et des équipements de sécurité facturés quatre fois leurs prix réels par une société spécialisée dans le domaine. Le directeur de la dite société qui est un élément très proche à la fois de l’ancien patron de la direction de la surveillance du territoire (DST), en l’occurrence le fameux Yves Bonnet et du ministre de l’intérieur Charles Pasqua, a empoché pour ses amis une commission faramineuse.
Voilà un exemple parmi tant d’autres sur les circuits déviés du financement d’un grand parti politique français par les services algériens et la corruption de certaines figures politiques de premier plan. Nous reviendrons dans un autre dossier avec plus de détails sur les relations troubles de certains politiciens français avec les services algériens et le rôle majeur joué par la mafia politico-financière.

Si monsieur Pasqua ne peut se permettre de dire ouvertement aux Algériens «donnez-nous un prétexte solide pour donner un grand coup de pied dans la fourmilière», cela va autrement pour le barbouze J.C. Marchiani. Il propose à ses amis de la DRS de monter une opération de provocation contre des intérêts français en Algérie sans dommages physique (sans perte d’hommes, une opération blanche).
Les Algériens qui n’attendent que ça, sautent sur l’occasion et proposent l’explosion d’une voiture piégée devant l’ambassade de France. Marchiani, l’expert des coups tordus depuis l’affaire Marckovic, fait comprendre à Smain Lamari qu’une prise d’otages serait mieux exploitée émotionnellement et l’impact médiatique serait plus grand. Il exige « pour la sécurité des futurs vrais-faux otages » que ce soit les services qui montent toute l’opération sans l’intervention d’islamistes même manipulés et contrôlés de prés.

 

 

Les Algériens proposent plusieurs scénarios de prise d’otages : le kidnapping de l’ambassadeur avec son chauffeur et son escorte, l’enlèvement de religieux d’origine française ou des fonctionnaires du consulat. Marchiani opte pour la dernière proposition. Il conforte ce choix en disant que de simples fonctionnaires sont plus faciles à gérer! Le ravissement de l’ambassadeur pouvant entraîner des victimes parmi le personnel d’escorte sécuritaire français.

Le 23 octobre, téléguidé par les services opérationnels de Smain, un contact algérois de Djaafar el-Afghani l’informe que le groupe de Climat de France (une localité pas loin de Bab El-oued) a l’intention d’enlever des français, sans autres précisions.

 

Le lendemain, 24 octobre un commando spécial composé de six hommes appartenant tous au service action de la DCE (une unité faisant partie du service opérationnel de la direction du contre-espionnage, respectivement sous le commandement du lieutenant-colonel Farid et le général Smain Lamari), avec à sa tête le capitaine Rachid Belhout et le lieutenant Mustapha Aouina comme second (leurs vrais noms), enlève les trois fonctionnaires français et les emmène à bord d’une camionnette G5 abattant à son passage un pauvre policier.
Les otages sont séquestrés dans une maison appartenant au service et un communiqué revendiquant l’enlèvement est transmis de suite aux médias réclamant la libération de Abdelhak Laayada.
Après le branle-bas de combat médiatique, une chasse à l’homme est déclenchée à Alger et plusieurs militants islamistes sont appréhendés à l’occasion. L’assaut donné par les forces spéciales contre une maison à Ouled Eslama pas loin d’ Alger n’est qu’une vulgaire mise en scène.

François de Grossouvre (officiellement chargé de l’organisation des chasses présidentielles, en réalité, attaché des renseignements auprès de F. Mitterrand), l’homme de confiance du président, alerte ce dernier et lui révèle l’implication des services algériens dans cette prise d’otages ; l’information lui vient d’une source qu’on ne nommera pas pour des raisons de sécurité car cette personne se trouve toujours en Algérie.
Aussitôt, l’Élysée exige de Matignon d’être associé au suivi du dossier puisque cela relève de la politique étrangère qui reste toujours le domaine du président. Une mission est confiée à un spécialiste de l’Algérie qui est envoyé auprès du Ministre de l’intérieur algérien, mais Pasqua obtient de le faire accompagner par l’un de ses envoyés très spéciaux sous le prétexte fallacieux de faire entendre une seule voix de la France.

Sans aucune gêne, Smain Lamari fait remarquer aux émissaires français que les autorités algériennes attendent bien entendu un geste en échange. Il laisse ensuite entendre qu’il n’arrive pas à comprendre les raisons pour lesquelles, les gens signalés par ses soins aux autorités françaises, continuent de mener librement leur propagande à la sortie des mosquées et récoltent des fonds pour acheter ensuite des armes. Smain prend même un ton menaçant en annonçant « que dans le cas où la politique de complaisance du gouvernement français envers les gens du FIS ne cessera pas, ses services ne resteront pas les bras croisés face au large soutien logistique et financier des maquis venant de l’autre rive de la méditerranée. Il promet que ses services agiront pour éradiquer le problème à la source.

De son côté, M’hamed Tolba, le patron de la police accorde pour la première fois une interview à la chaîne TF1 où il donne des assurances. Il faut dire que jusque là les étrangers enlevés sont généralement retrouvés morts au bout de 48 heures.

Une altercation entre deux membres du commando ravisseur a failli tourner au drame à cause d’un abus d’alcool. Les sous-lieutenants Tayeb Ramdani et Samir Guettaf en charge de surveiller les deux otages, en viennent presque aux armes et leur état d’ébriété met la puce à l’oreille de Alain Fressier. L’odeur de l’alcool et le comportement des deux officiers finissent par gripper la machine bien huilée de la DRS. Alain Fressier n’hésite nullement à remettre en cause l’appartenance islamiste de ses ravisseurs. En effet, connaissant bien l’Algérie et les islamistes Algériens ainsi que leurs comportements, il exprime son étonnement au chef du groupe, le capitaine Rachid Belhout en lui demandant, comment des gens qui luttent pour l’installation d’une république islamique consomment de l’alcool ?

Michèle Thévenot est libérée en premier le 27 octobre, habillée en tchador et quelques heures plus tard les deux autres captifs sont libérés à leur tour. Entre les deux libérations, il n’a y a pas plus de trois heures.

Les militaires algériens veulent que les «otages» soient interrogés (briefing) par des hommes sûrs pour éviter toute fuite et qu’ils soient soustraits à la presse! Pour ne pas faire de commentaires sur la libération des otages, les services d’Alain Jupé invoquent des raisons de sécurité pour expliquer le mutisme des ex-otages. Les autorités françaises ont pour la première fois de leur histoire interdit à des otages libérés de parler librement à la presse.
En éloignant les trois otages (affectés vers de nouvelles fonctions dans l’Océan indien), Charles Pasqua croit avoir enterré la vérité.

En Algérie, quatre membres du commando sont arrêtés sous l’ordre du général Smain Lamari, quelques jours après les familles Ramdani et Guettaf sont informés que leurs enfants sont morts en service commandé.

L’enlèvement des agents du consulat français a réussi et s’est fait avec la bénédiction du ministre de l’intérieur Charles Pasqua et la complicité de Jean Charles Marchiani. Le premier et le dernier dénouement heureux d’une prise d’otages en Algérie!

 

Pour ce qui est de madame Thévenot, la version officielle dit qu’elle est restée trois jours avec son mari avant que ses ravisseurs ne lui changent d’endroit! Sur sa demande, elle est déposée à sa libération chez monseigneur Thessier, l’archevêque d’Alger d’où elle appelle l’ambassade de France. Elle est par contre porteuse d’une lettre de menace manuscrite qui est rédigée en toute hâte à l’intention des Français présents en Algérie en particulier :
* les étrangers qui seront en Algérie le mois prochain risquent de se faire tuer.
* il n y’aura plus de prise d’otages et ce sera plus violent qu’en Égypte.

Cette version étant trop bien réglée pour être plausible conduit en effet certains experts à douter de la responsabilité des commandos islamistes. A Paris la rumeur dit qu’il y a manipulation de la part du gouvernement algérien et trois versions circulent concernant le scénario de cette libération.

 

A ce propos, une chaîne de télévision française privée soulève des interrogations sur les vrais commanditaires de cette affaire à cause des zones d’ombres qui l’entourent. Ainsi Karl zéro dans son émission le faux journal se demande si ce ne sont pas les services secrets français sous ordre de Charles Pasqua qui sont à l’origine de ces faux enlèvement pour faire passer tout le peuple algérien pour d’odieux terroristes islamistes et sauvages. Des employés consulaires d’Algérie dont Monique Afri sous entend qu’il y a un complot visant à diaboliser le peuple algérien et sous entend sans le nommer que Charles Pasqua serait à l’origine de cette machination.

Une semaine après elle est assassiné et Karl Zéro affirme avoir reçu des menaces de mort. Plus tard il invitera à plusieurs reprises Charles Pasqua pour flatter son égo  et se remettre dans ses bonnes grâces et échapper ainsi à la mort. Cela ne peut pas être un hasard le meurtre des employés consulaires français a été commis pour couvrir le meurtre de Monique Afri qui était au courant des conspirations de Pasqua.

 

Une Française de quarante-cinq ans employée au consulat de France à Alger a été assassinée, samedi après-midi, dans le centre de la capitale algérienne. Monique Afri, née Mercelin, mariée à un Algérien et mère de trois enfants, a été abattue de deux balles dans la tête. Elle venait de quitter son travail et regagnait sa voiture stationnée sur le parking du consulat, situé à Bab-el-Oued. Son véhicule était garé à l'extérieur, l'employée ne bénéficiant pas d'une place dans le parking protégé. Il était 17 heures lorsque des hommes armés ont surgi et ont tiré à bout portant.

Monique Afri résidait depuis 1975 en Algérie, où elle avait occupé la fonction d'enseignante avant de rejoindre les services consulaires français. Là, elle officiait dans le service des visas où des milliers de personnes défilent chaque jour dans l'attente d'une hypothétique autorisation pour se rendre en France. Elle s'attirait ainsi les foudres de ceux qui se voient refuser leur visa. Injustement puisque la décision ne dépendait pas d'elle. Comme toutes les employées (vacataires, de surcroît) de son service, Monique Afri ne gagnait guère plus de 7.000 francs par mois.

Monique Afri est la quatrième ressortissante française tuée en Algérie en quelques mois. Au total, vingt-cinq étrangers ont été assassinés depuis le 21 septembre. Ces attentats avaient été attribués aux groupes intégristes armés. L'un d'entre eux, le Groupe armé islamique, avait lancé un ultimatum aux étrangers, ne leur laissant le choix qu'entre un départ de l'Algérie et la mort. Depuis l'expiration de ce chantage, le 30 novembre, les assassinats d'étrangers se sont multipliés.

Les intégristes ont commencé à appliquer cette stratégie de la terreur vis-à-vis de la communauté étrangère à partir de la fin de l'été 1993. Ils accusent les ressortissants étrangers en Algérie d'être des «soutiens», explicites ou implicites, du pouvoir, qu'ils qualifient de «dictature». Comme si une simple employée au service des visas du consulat de France pouvait apporter un quelconque soutien au gouvernement algérien!

Les victimes étrangères sont le plus souvent mariées à un(e) Algérien(ne). Au nom d'une prétendue pureté musulmane, dont le Coran ne fait aucunement mention, les pratiquants de cette religion ne devraient pas épouser une non-pratiquante, soutiennent les intégristes. En fait, la pseudo-explication religieuse ne sert que de paravent à une stratégie politique bien définie.

Des gens.

sans défense

Assassiner les étrangers est le second volet de la politique de la terre brûlée appliquée par les fanatiques en fait parfois les hommes de main de Pasqua. Le premier étant de supprimer tous ceux qui s'opposent à leur dessein de prise de pouvoir, c'est-à-dire les Algériens eux-mêmes et, au premier rang de ceux-ci, les intellectuels et les militants. Mais le terrorisme intégriste n'épargne personne: la semaine dernière, une Algérienne, mère de neuf enfants, a été abattue par balles dans la banlieue algérienne. Un seul objectif: un Etat théocratique et totalitaire. Un seul chemin: la violence et la terreur. Le DRS sème le chaos pour diaboliser le peuple algérien.

La France a condamné dans un communiqué ce «crime odieux» et exprimé son «indignation». Le ministère des Affaires étrangères a précisé que l'ambassadeur de France à Alger, Bernard Kessedjian, a été immédiatement reçu par le premier ministre algérien Redha Malek. Le diplomate lui «a fait part de l'émotion du gouvernement français et a demandé que les auteurs de cet attentat soient retrouvés et jugés». En signe de deuil, tous les établissements officiels français en Algérie ont été fermés dimanche. Le consulat a suspendu la délivrance des visas pour la France au moins jusqu'à mercredi.

Le représentant de la communauté française en Algérie, Claude Pierre, a affirmé dimanche que Monique Afri a été tuée «parce qu'on savait que c'était une Française». Selon lui, sa mort ne provoquera pas de «panique» parmi des Français résidant en Algérie. Il a indiqué que le lycée français, comptant 250 élèves, fermera «symboliquement une journée».

Il n’y a jamais eu de terrorisme islamiste en Algérie c’est un terrorisme crée de toute pièces par des voleurs et des assassins des deux côtés de la Méditerranée pour s’accapparer à eux seuls la manne pétrolière du peuple algérien et toutes les richesses du pays !

Le pouvoir marque un point; Merbah assassiné depuis peu, c’est une revanche pour le gouvernement et les généraux DAF  qui veut afficher sa maîtrise de la situation. Cette libération est un succès pour les services de sécurité algériens, ce qui va améliorer l’image du gouvernement algérien en France, mais aussi un coup de publicité extraordinaire pour le GIA qui met au devant de la scène l’éternelle piste islamique qui va servir à la DRS pour mener d’autres opérations. Le DRS à l’époque est sous commandement du général français Schmitt et des services secrets français donc Charles Pasqua.

Selon le journal le quotidien d’Algérie et le matindz le général Schmitt serait revenu en Algérie pour continuer de tuer et torturer des algériens musulmans de 1987 à 2005 et serait peut être impliqué dans le meurtre des moines de Tibérine et d’autres meurtres de français en Algérie imputés à tort au FIS ou aux GIA il serait aussi mêlé au meurtre de Bérégovoy et du président Boudiaf.

C’est donc un ancien nazi executant de Maurice Papon après avoir tué des juifs il tuent des musulmans non seulement avant 1962 mais aussi de 1987 à nos jours !

Tous les partis politiques et mouvements terroristes en Algérie sont des créations de la France le FIS les GIA et le FLN le RCD et le FFS tous ces partis ont été crée par la France ! C’est Maurice Papon qui a crée le FLN et c’est Mitterand camarade de classe de Polpot à la Sorbonne qui avec le général Shmitt a crée le FIS et les GIA!

Le général Schmitt, aujourd’hui âgé de 75 ans, a servi en Algérie d’avril 1957 à octobre 1959, en tant que lieutenant au sein du 3e régiment de parachutistes coloniaux (RPC). Il a terminé sa carrière comme numéro un de l’armée – chef d’état-major – de 1987 à 1991.

Ce n’est pas la première fois que le général Schmitt est accusé d’avoir torturé. En juin 2001, sur France 3 et dans Le Monde, trois anciens militants du FLN – des « résistants » en Algérie, des « terroristes », à l’époque, pour l’armée française -, Malika Koriche, Ali Moulaï et Rachid Ferrahi, ont désigné le général comme ayant ordonné et dirigé leurs tortures durant l’été 1957 à l’école Sarouy d’Alger.

Le général Schmitt a récusé ces affirmations, les qualifiant d' »affabulation totale », et n’a admis à aucun moment avoir pratiqué ou fait pratiquer la torture. S’il a reconnu avoir interrogé Ali Moulaï, chef de région du FLN, il a affirmé que ce dernier avait « très rapidement » parlé, « sans subir de pressions physiques » parce qu’il « pétait de trouille ».

Quant aux autres témoins, M. Schmitt a affirmé ne pas s’en souvenir, soutenant que « les détails scabreux de leurs récits démontrent qu’ils sont le fruit de leur imagination » (Le Monde des 29 juin et 10 juillet 2001).

Dans le Livre blanc de l’armée française en Algérie (Contretemps, 2001) et son livre Alger, été 1957, une victoire sur le terrorisme (L’Harmattan, 2002), le général a estimé que les moyens utilisés alors par l’armée relevaient de la « légitime défense » face à des attentats aveugles.

A plusieurs reprises, le général Schmitt s’est exprimé sur la torture, en Algérie ou ailleurs. Dans un entretien au Parisien, le 9 mai 2004, il a qualifié d' »ignoble » le traitement infligé aux détenus irakiens d’Abou Ghraib, n’ayant à ses yeux « aucune justification ni explication, si ce n’est la perversité ». « Je crois qu’il serait dans l’intérêt de Bush que Rumsfeld démissionne », ajoutait-il.

le DRS sous ordre du général Schmitt a crée les GIA. Ces groupes ont été dotés de véhicules militaires, de moyens de télécommunications, sans oublier les communiqués que rédigeaient des officiers du DRS, les casemates construites par les militaires lors de la mise en place des futurs maquis. Cette stratégie répondait au «plan d«action» du général Nezzar, concocté par les généraux Belkheir, Touati et Taright et exécuté par les chefs du DRS avec la bénédiction du général Mohammed Lamari (le chef d’état-major, ndlr). C’est au cours d’une deuxième phase, entre 1993 et 1994, que les GIA made in DRS se sont multipliés pour terroriser la population et liquider dans une guerre féroce tous les groupes armés qui restaient plus ou moins autonomes. Les émirs qui siégeaient dans les casernes de Ben-Aknoun ou de Blida n’avaient aucun mal à recruter de jeunes chômeurs naïfs et révoltés par la répression. Mais, jusque-là, le GIA n’était pas complètement contrôlé par les services. Cela a changé après l’arrivée de Djamel Zitouni à la tête du GIA, fin 1994. Car Zitouni avait été «recruté» début 1993 dans un camp du Sud où il était détenu. Une troisième phase de la guerre a commencé mi-1996. Les généraux ont continué à utiliser la violence des GIA et des milices pour asseoir leur pouvoir par la terreur et pour gérer leurs conflits. C’est la période des massacres.
Révélation le général français Schmitt contrôlait les GIA et le DRS pour massacrer la population algérienne entre 1987 et 2005 !
MME LOUISETTE IGHILAHRIZ FACE AUX « BLEUS » DU GÉNÉRAL SCHMIDT!
Par Iskander DEBACHE. Paris le 6 Mai 2011.

J’ai déjà évoqué dans une édition précédente du 5 Mars 2011 de notre confrère en ligne « Le Matin-DZ et reprenant ainsi une information publiée dans un article de Florent Bouchardeau (Rue89 du 25 Juin 2007) où il était fait état d’une société de Mercenariat et d’intelligence agissant à partir de l’Algérie et en l’occurrence la société GEOS conjointement créée par le Général Smaïl LAMARI et le Général Schmidt chef du service Action/Exploitation de la D.G.S.E. lors de la décennie noire.

Pour rappel aux non initiés, le Général Schmidt n’est personne d’autre que l’ancien Capitaine Schmidt dit Prosper qui officiait aux oeuvres de basse Police à partir de Février 1957 à la Villa Sésini dans les rangs de ce qu’on appelait alors le Groupe de Renseignement et d’Exploitation G.R.E. commandé par le Colonel Godard, chef du deuxième bureau à l’état-Major de la 10ème D.A.P. Ce pour quoi Prosper a officié avec tellement de zèle qu’il a fini sa brillante carrière au grade de Général de division à la tête du service Action de la D.G.S.E. par laquelle sont également passés le Général Aussaresses, le colonel Trinquier ainsi que le Capitaine Léger et tout ce beau monde de sinistre mémoire…

Alors question: Le D.R.S. ne serait pas en fin de compte une réédition des « Bleus » du Capitaine Léger revue et corrigée dans une version réadaptée et transposée à l Algérie indépendante?

C’est ce matin que l’information du reste connue comme un secret de Polichinelle est tombée à la « Une » du journal El Watan dans un brillant article consacré à Mme Louisette Ighilahriz où cette noble dame a fait état de propos qui lui ont été tenus par le Général Schmidt lors du procès auquel elle a assigné ce dernier auprès de la 17ème chambre du tribunal de Grande Instance de Paris pour actes de torture et crime de guerre dont elle a été réellement victime au pendant les trois mois de sa détention secrête dans les sous-sol de la villa Sésini.

C’est lors du procès en appel tenu en Mars 2005 à Paris que le Général Schmidt lui avait confié selon les propos recueillis par notre confrère EL WATAN:

El WATAN– Lors de ce procès contre le Général Schmidt (lieutenant durant la guerre de libération, il avait qualifié Louisette Ighilahriz d’affabulatrice après ses propos sur la torture, ndlr.), celui-ci vous a glissé à l’oreille qu’il avait de la compassion pour vous, mais qu’il avait encore ses hommes à lui en Algérie…
Mme Louisette Ighilahriz: Absolument. Je l’ai constaté et vérifié. Il savait à l’avance qui j’avais vu, qui j’avais rencontré à Alger. Comment pouvait-il le savoir ? Lors de la dernière journée du procès, il m’a dit que ses hommes lui rapportaient quotidiennement mes faits et gestes. Qui sont ces hommes ?

Et cette noble dame ne saurait si bien dire! C’est du Général Schmidt et des cadres de son service que les hommes de GEOS prenaient leurs ordres sans trop calculer les supplétifs serviles de la Harka du D.R.S. Toufik et Lamari compris!

Et pourtant, GEOS a été créée sur les conseils du Général Schmidt pour éviter l’ouverture officielle d’un bureau de la D.G.S.E. activant à ciel ouvert en plein Alger où les risques de réprobation n’allaient pas manquer de tomber entrainant peut être même un possible rejet populaire par les Algériens envers ce qu’ils auraient considéré comme un acte de haute trahison.

S’agissait il d’un reliquat de la Françafrique? On ne saurait le dire mais il y a cependant une coïncidence troublante entre le retour « aux affaires » de Jacques Foccart le père de la Françafrique à partir de l’année 1986 à la faveur de la cohabitation entre le gouvernement Jacques Chirac sous la présidence Socialiste de François Mitterrand et la montée du Général Toufik et de ses complices comme Smaïl Lamari à la tête du D.R.S. marquant ainsi l’éviction progressive de l’ancienne Sécurité Militaire. Ce qui est sûr c’est qu’à partir d’Octobre 1988, l »offensive de la Françafrique s’est largement manifestée d’abord au moyen de la manipulation que l’on sait, consacrant la montée de l’Islamisme pour finir par une « Bokasserie » qui prêterait plutôt à sourire si les termes n’en étaient pas aussi dramatiques….

Le fin mot de cette affaire est que Madame Louisette Ighilahriz est victime d’un règlement de comptes d’abord de la part de Yacef Saadi qui se voit de plus en plus subtiliser le monopôle de fait qu’il entend exercer sans conteste sur la bataille d’Alger entendez par là et à l’adresse du Général Schmidt: (Je suis votre seul interlocuteur pour tout ce qui concerne La Casbah d’Alger et la Zone autonome,) puis d’anciens officiers Parachutistes de la 10° D.A.P. outrés de se voir régulièrement épingler notamment sur le thème sensible de la torture par un petit bout de femme certes frêle et menue, mais déterminée au point qu’elle n’entend pas se laisser subrepticement escamoter au chapitre des pertes et profits d’un épisode aussi douloureux de l’histoire.

Thème récurrent dans l’histoire des conflits, le recours aux atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes, on l’a vu à Abou-Ghraïb et même bien avant, lors de l’opération Phoenix au Vietnam, fait basculer la légitimité des conflits dans la réprobation universelle dès sa première médiatisation. En Algérie, la France a perdu son âme et l’armée Française ne s’en est jamais relevée, preuve en est qu’elle reste désormais toujours à l’affût du moindre dérapage de ses éléménts projetés en Afrique ou dans le reste du Monde.

En Argentine, ces faits quotidiennement dénoncés par quelques mamies vêtues d’un fichu blanc, ont fait tomber l’une des dictatures le plus féroces de l’après guerre! En fait, rien ne peut justifier le recours à l’extorsion forcée d’aveux sans remettre en cause non pas seulement le principe d’inviolabilité de la personne humaine mais jusqu’au statut lui même, universellement admis et reconnu de la dignité humaine. il suffirait tout au plus d’une accusation et malgré tous les démentis, toute tentative de justification prendra dans le meilleur des cas, la forme et les contours d’une pathétique manifestation obscène de mauvaise foi!

Or, pour revenir au procès en appel de Mars 2005, en dépit du non-lieu accordé par une justice d’état à un commis de l’état empêtré dans ses contradictions entre la dénégation de la torture et sa nécessité préventive, à mesure que la mauvaise foi et l’iniquité d’une justice d’apartheid administrée par un tribunal univoque emplissaient l’air, le procès intenté par Madame Louisette Ighilahriz a néammoins et à l’acquiescement tacite de tous, induit un autre procès parallèle, un procès de fait, à la fois tenace et insidieux, celui d’une mauvaise conscience mal étouffée qui s’est empressée de rendre un autre verdict tacite, concluant à la reconduite de l’éternelle damnation de la République sur un réquisitoire de non-dits étayés par le témoignage criard des fantômes de la sinistre Villa Sésini planant ce jour là au vu et au ressenti manifeste de toutes les parties présentes dans la salle d’audience…

Aussi  insoutenable qu’eût été la thèse de l’affabulation invoquée par Maurice Schmidt, et bien que sous-tendue par celle d’un soi-disant complot ourdi contre l’armée Française, il en existe néammoins une troisième qui transcende allègrement le politiquement correct, celle de la réalité, de la consubstantialité de la torture avec une guerre de décolonisation revue et corrigée sous le prisme de la confrontation Est-Ouest, première étape nécessaire et suffisante en vue de l’intégration future d’une Algérie indépendante dans le processus de mondialisation. Or depuis 1945 et la conférence de Potsdam, la décolonisation s’est imposée comme une étape préliminaire et indispensable à un projet de mondialisation expurgé de toute velléïté Marxisante. Dès lors, la chasse était ouverte et l’usage inconsidéré e la torture s’est vite imposé comme un outil incontournable dans le cadre d’une stratégie globale pensée et mise en oeuvre en très haut lieu dans un conflit qui a mis à contribution tous les moyens de la guerre souterraine où l’infiltration le disputait allègrement à la brutalité des extorsions d’aveux.

On comprend dès lors tout le zèle et l’acharnement développés par des officiers affranchis tels que Schmidt, Graziani, Bigeard et Trinquier (le théoricien de la guerre antisubversive dans un conflit Géostratégique), à traquer et débusquer des hommes et des femmes tels que Larbi BenM’hidi, Maurice Audin, l’Aspirant Maillot, Fernand Yveton et Henri Alleg rescapé de justesse d’une mort certaine et d’une disparition annoncée n’était-ce la médiatisation forcée de son arrestation par les hommes du G.R.E.

Mme Louisette Ighilahriz était de ceux là et on peut comprendre pourquoi elle a été détenue si longtemps dans les sous sols de la Villa Sésini. En Fait, c’est là que se situaient les véritables enjeux de la guerre d’Algérie! Le reste, zone autonome comprise, n’était que faire valoir destiné à contourner la volonté des Pieds Noirs et autres « petits blancs » en les mettant devant le fait accompli d’une insurrection de type Nationaliste dans un pays qu’il allait bien falloir se résoudre à quitter un jour, desseins funestes s’il en est, dont la révélation tardive et la confirmation progressive de leur mise en oeuvre, allaient inéluctablement conduire au Putch des Généraux Challes, jouhaud, Salan et Zeller furieux rien qu’à l’idée de s’être fait rouler dans la farine….

Si la justice n’est pas là pour écrire l’histoire, elle ne peut cependant, s’en affranchir, Ce n’est pas en écrivant l’histoire à sa manière, ni encore moins par un verdict de complaisance que la France exorcisera les démons de sa mauvaise conscience mais plus par un réel retour à un sens plus développé de la réalité, par un recul au regard de sa propre histoire, c’est en acceptant que les choses soient dites qu’elle y arrivera.

Or, il semblerait au contraire que la quête de vérité par Mme Louisette Ighilahriz ait suscité une peur panique chez les Bleus du Général Schmidt et les médisances tenues par Yacef Saadi « n’a pas participéà la guerre. Menteuse. Joue la comédie (parlant de ses blessures) » procèdent des mêmes dénégations que celles proférées par les Officiers Français!

Et d’affirmer sous la forme interrogative : – s’il n’y a pas eu de faille et de zones d’ombre dans le parcours de certaines personnes et des opacités entretenues et qui ont été pris de panique suite à mes procès contre les généraux français”

Et comme je vous comprends Mme Ighilahriz! désormais, en plus d’être clairement établie, la collusion entre vos tortionnaires d’hier et leur « Bleusaille » restée au pays ne fait plus aucun doute. Cela dit, vivement 2012 et l’ouverture au public des archives de la guerre d’Algérie qu’on rie un peu!

 

Les retombées politiques de cette affaire sont extraordinaires pour les généraux d’Alger, les parlementaires européens demandent en cette occasion l’annulation de 6 milliards de dollars de la dette algérienne contractée auprès de la CEE, (un argent qui s’est évaporé dans le labyrinthe des généraux), tout en appelant à une nouvelle politique vis-à-vis de l’Algérie anti-intégriste.

 

Avec l’arrivée en France de la gauche au pouvoir et le récent changement de président en Algérie, une nouvelle ère est née. L’histoire dira que l’arrivée de Chadli Bendjedid au pouvoir a permis à certains éléments «plus motivés», favorables au rapprochement avec la France, d’accéder à la sphère de décision et contribuer ainsi d’une manière très efficace à la fusion du mur de glace qui est dressé entre les deux pays depuis l’indépendance.
Profitant de la nouvelle conjoncture, des responsables français émettent une demande de collaboration avec la sécurité militaire dans le but de libérer les otages. Pour se faire plusieurs va-et-vient entre Paris et Alger sont nécessaires pour venir à bout de tous les différends. Yves Bonnet, directeur de la DST à l’époque, fait de la réussite de cette approche avec la sécurité militaire algérienne un point d’honneur. Du succès de ce concubinage peu ordinaire dépend sa carrière personnelle et professionnelle.
En fin de compte le marché est conclu entre les deux services DST et SM : une aide pour la libération des otages au Liban en échange d’informations sur les activités du parti de Ben Bella, le MDA.
Du temps où la sécurité militaire algérienne était redoutable (les années Boumediene), il était évidement impensable d’imaginer un seul instant une coopération avec les services français surtout ceux de la DST!

Concernant les Basques de l’ETA : un commando dirigé par un certain Domingo Iturbe Abásolo, alias Txomin ayant causé beaucoup de soucis aux Français et aux Espagnols qui demandent officiellement à Alger son extradition ou son refoulement. Pour satisfaire cette demande il est envoyé au Mali pour 48 heures puis revient. Un peu plus tard, lorsque Txomin se montre non disposé à négocier la fin de la lutte en Espagne, Il est liquidé le 25 février 1987.
Nous passons sur les motifs qui ont mené à la liquidation le 07 avril 1987 de Ali Mécili, un ancien du Ministère de l’armement et des liaisons Générales (MALG : le service de renseignement algérien pendant la guerre de libération), par un homme de main de Smain Lamari, le capitaine Abdel-Malek Amalou alias capitaine hassane. Après son arrestation par la police française, Le tueur a droit à un billet première classe vers Alger. La relation entre la liquidation de Txomin et Mécili est l’on ne peut plus claire.

Ca ne s’est malheureusement pas arrêté à cet assassinat, car l’oligarchie militaire en Algérie ne fait pas dans les demis-mesures. La liquidation des opposants au régime est une pratique tout ce qu’il y a de plus courant ; le représentant du FIS à Paris Abdel Baki Sahraoui est une victime dont le cas aurait dû susciter bien des interrogations dans un pays qui réclame la paternité des droits universels de l’homme. Sa liquidation est nécessaire pour ne laisser apparaître sur le champs politique et médiatique qu’une seule tendance du FIS, celle de Rabah Kebir qui est déjà bien amadoué par Jean Charles Marchiani depuis quelques mois.

Pour la DST française, sous traiter des affaires pour le compte de la DRS est devenu chose courante, histoire de rendre service aux copains. En plus des informations piégées qui sont transmises par le service algérien à leurs homologues français afin de les mettre sur des pistes bien spécifiques plutôt que d’autres, les responsables du renseignement algérien demandent des services ponctuels, comme ils l’ont fait tout récemment en demandant :

*une assistance pour l’identification et la localisation des membres du mouvement algérien des officiers libres (MAOL) et plus particulièrement du porte-parole, le colonel Baali Ali.
*La neutralisation des sites Internet du MAOL par leurs experts.

Notons au passage que plusieurs militaires qui se sont réfugiés en France (pour diverses raisons) durant les années 90(surtout à la fin) ont été réexpédiés à la demande d’Alger et ce malgré les conventions internationales en terme de droit d’asile ! Les officiers victimes de cette pratique (qui ont refusé pour la plupart de cautionner une hiérarchie criminelle) se sont retrouvés dans la prison militaire de Blida après une correction bien spécifique aux déserteurs.
Il y a beaucoup à révéler sur cette «coopération» peu ordinaire où la loi n’a pas droit de regard, pour ce qui nous concerne, en plus des intérêts personnels des uns et des aspirations politiques des autres, cette coopération rentre dans un autre cadre et sert un but stratégique qui est celui de mettre les bâtons dans les roues du concurrent!

L’aide des services algériens aux autorités françaises est très souvent discret, si ce n’est les fuites répandues par certaines sources qui le mettent parfois sous les feux de la presse. La livraison de missiles français par les Algériens aux Iraniens (un avion Cargo militaire algérien aux couleurs d’air Algérie livre des missiles français via Chypres) pour le compte des français. Cette livraison est faite entre autre pour satisfaire le gouvernement iranien durant la période de jugement des assassins d’un opposant iranien.

Pour Alger, l’aide des services français est plus que normale, puisqu’en combattant l’intégrisme dans son nid, Alger rend service à Paris et prévient sa prolifération en Europe! Un argument largement évoqué par des politiciens qui clament un soutien ouvert et sans limites aux militaires d’Alger. Certains politiciens joignent l’utile à l’agréable et ne font pas de différence entre les affaires et la politique.

Durant la chasse aux dirigeants du FIS à l’étranger, de grands moyens sont déployés et la priorité est donnée à la surveillance des responsables comme Ben Azouz Zebda qui est un des leaders et membre fondateur du FIS et connu pour être un affairiste redoutable. Il a pour mission, la collecte des fonds nécessaires à l’effort de guerre. Installé en Turquie, où Il réussit à monter une grande affaire, il se déplace beaucoup vers les capitales du golf en quête de financement.

A la fin de l’année 92, des agents de la DRS le suivent pour identifier l’origine de ces fonds et incriminer les généreux donateurs. Il se rend au début de l’année 93 au Soudan et en guise de bienvenue, une soirée (à la Soudanaise) est organisée en son honneur dans la maison d’un notable. L’officier en charge de l’opération de surveillance arrive à le photographier à l’intérieur même de la maison avec les dignitaires présents ce soir là. La surprise est plus que formidable lorsqu’à la DRS on relève sur les photos la présence parmi les invités d’un homme fantomatique : Illich Ramirez Sanchez alias «Carlos».
Pour Smain, cette découverte est un cadeau du ciel, une bénédiction car après l’éloignement de Carlos de la Syrie, c’est au Yémen que les services étrangers perdent sa trace.

Le général Smain Lamari sait que le général Philippe Rondot et Charles Pasqua veulent tous deux mettre la main sur cet homme qui leur a mené la vie dure. Plus encore le général Rondot puisque Carlos est l’une des raisons de son éviction du SDECE (service de documentation extérieure et de contre espionnage, ancêtre de la DGSE). Le timing est plus que parfait, avec Charles Pasqua au ministère de l’intérieur, Le général Philippe Rondot à la DST comme l’un des meilleurs spécialistes français du monde arabe, Smain Lamari est sûr que la nouvelle va mettre les intéressés dans tous leurs états. Il se déplace en personne à Paris pour montrer les photos aux général Rondot.
Le Calcul est judicieux! Smain sait qu’il aurait beaucoup à gagner en informant Rondot et non le ministre de l’intérieur Charles Pasqua; il veut consolider une relation qu’il a mis beaucoup de temps à construire. La suite, c’est un coup médiatique sans précédent pour la droite, une légion d’honneur pour le général Philippe Rondot, une revanche bien lourde de la DST sur la DGSE.

Nous laissons aux ouvrages spécialisés le chapitre de la guerre entre les services français et ses conséquences sur la vie politique. Toujours est -il en ce qui nous concerne que pour la DRS (et spécialement la DCE), la DST est devenue le copain d’à côté. Ayant bâti cette relation sur une base plus personnelle que professionnelle, Smain Lamari est devenu un personnage incontournable qui met à mal la position même du général Toufik, ce qui décide ce dernier à bouger et veiller en personne sur l’évolution des rapports avec les services de la DST.

D’un autre côté, il va sans dire que la DGSE reste pour la DRS un service très hostile à cause des prises de positions de celle-ci après les élections qui ont failli porter le FIS au pouvoir. Les recommandations de la DGSE au gouvernement français n’étant pas du goût d’Alger car préconisant aux politiques de se faire avec la nouvelle situation et de se préparer à traiter avec un gouvernement FIS de la même manière qu’ils traitent avec les pays du golf.

La brouille entre la DRS et la DGSE vient aussi du fait que les éléments de la DGSE sont plus rigides car astreints à la discipline militaire ; la marge de manouvre réservée aux affaires est nulle. Pour la DGSE, l’Algérie est toujours un adversaire à surveiller de très près et pour cause, l’affaire des moines de Tibhirine est un exemple très flagrant dans ses tenants et aboutissants. Cette tragédie qui a choqué par son atrocité tous les Français a mis la DGSE dans un embarras certain. Un des objectifs principaux de cette macabre machination est de discréditer une fois pour toute la centrale du renseignement extérieur français. Les généraux de la DRS soufflent le chaud et le froid et prennent activement part à la vieille querelle dont ils tirent un grand bénéfice.

M’hamed Tolba orchestre une vraie hémorragie au sein de la DGSN, plusieurs dizaines de jeunes officiers de police ayant fait leurs preuves sur le terrain sont sélectionnés par ses soins et envoyés en France. Le motif de leur déplacement étant bien singulier, «des vacances en France» en guise d’encouragement aux officiers méritants et ayant fourni le plus d’efforts. Une fois arrivés à bon port, les policiers algériens sont pris en charge et approchés par des officiers de la DST qui ont déjà le dossier complet de chacun des agents potentiels.

Soudoyés par les promesses d’une belle carrière, la plus grande majorité des officiers dépêchés par Tolba succombe aux propositions et opte pour un changement de carrière avec l’acquisition immédiate de la nationalité française en prime. Même le fils de Ali Haroune, Abdel-Malek Haroune choisit cette reconversion rocambolesque!
Ces officiers de police fraîchement recrutés sont pour la plupart utilisés par les renseignements généraux (RG). Les plus sûrs d’entre eux sont récupérés par la DST pour les investir dans les services de recherches ou dans le centre d’écoute téléphonique pour aider à la transcription des conversations entre individus algériens qui utilisent le plus souvent dans leurs discussions un langage codé que seuls des algérois peuvent comprendre.
Notons au passage, que les policiers (tous grades confondus) qui fuient le feu en Algérie pour se réfugier en France sont tous approchés par les services de la police française. Sous la menace d’un rapatriement ou le refus d’une carte de séjour, ils finissent presque tous par collaborer ; certains plus perméables que d’autres pour des raisons bien simples que nous verrons plus loin dans le texte.

Malheureusement pour Tolba, dès leurs entretiens avec les agents des services français, trois officiers parmi ceux qu’il a envoyé prennent immédiatement contact avec le chef du bureau de la DRS à l’ambassade d’Algérie, le commandant Habib. Ce dernier alerte sa direction de tutelle à Alger et de fil en aiguille, le général Toufik découvre la «trahison» du patron de la police nationale.
Le général Toufik saisit l’occasion et ordonne au commandant Habib d’investir tous les policiers qui se mettent en contact avec lui et de leur expliquer la nécessité de leur présence au sein des services français pour des raisons de sécurité nationale. Il veut en faire des agents doubles et leur promet un tas d’avantages sociaux en plus de ceux perçus par le gouvernement français.
La discrétion la plus absolue est recommandée par Habib à ses jeunes taupes et des instructions très strictes leurs sont données concernant les modes de contact avec le service.

Cette opération de renflouement des services de sécurité français par des sujets algériens est ordonnée par Charles Pasqua en personne, et c’est grâce à lui aujourd’hui que des officiers de sécurité se retrouvent à des postes importants au sein de la police française dont certains au sein même de la DST comme agents doubles. Le pire pour L’ex. ministre de l’intérieur français c’est que le général Toufik a par la suite dépêché d’autres soi-disant policiers (des éléments de la DRS) qui ont rejoint le territoire français et qui activent.,officiellement comme .

Près de quatre cents agents ou collaborateurs ont ainsi regagné le sol français et formé un réseau dormant clandestin constituant ainsi un moyen terrible de chantage qui a fait ses preuves dans.et ce grâce à monsieur Charles Victor Pasqua.

Pour ce qui est de M’hamed Tolba, il espère devenir grâce à son apport le médiateur exclusif entre les services algériens et les services français avec la création d’un super service de sécurité intérieure similaire à la DST en Algérie. Mais c’est sans compter avec les ambitions du général Smain Lamari qui a en tête les mêmes projets. Pour ne pas soulever les suspicions des services français, Tolba est démis de son poste à la DGSN en douceur et nommé consul à Lyon. Il vit toujours dans la même ville où il gère une grande Boulangerie -Pâtisserie dans un centre commercial de renom en plus des nombreuses affaires qu’il possède en France et en Suisse.

C’est Smain Lamari qui prend la relève et s’impose comme unique médiateur grâce à son passé avec les services de la DST et ses relations plus que privilégiées avec son ex. directeur Yves Bonnet. Un autre général, Saidi Fodil est démis de ses fonctions de directeur de la documentation et de la sécurité extérieure (DDSE, l’équivalent de la DGSE) lorsqu’il revendique la coopération avec les services étrangers prétextant qu’elle dépendait de la DDSE et non de la DCE (une mini-guerre des services ). Ce même général est par la suite liquidé pour des raisons du même genre en 1996 au début de la période présidentielle de Zeroual.

Dans la pêche aux agents, la friction entre les deux services français DST et DGSE a donné des étincelles et les deux partis ont souffert des effets du choc entre poids lourds.
Compte tenu de la purification ethnique et de la tournure des événements en Bosnie, la DGSE sait qu’un contingent de combattants «musulmans» (les anciens de l’Afghanistan entre autres), va se rendre sur les lieux pour aider les Bosniaques dans leur lutte. L’objectif pour la DGSE est de recruter le maximum d’agents capables de transmettre des informations précises sur tout ce qui touche à l’approvisionnement en armement, en explosifs et en renfort humain provenant des pays arabes. Il est important d’identifier et de contrôler le flux humain en plus des moyens militaires pouvant servir ailleurs qu’en Bosnie (en Algérie par exemple).
Certains agents partants pour la Bosnie sont approchés à la fois par la DST et par la DGSE avant leur départ de France. Pour l’acquisition de ces poissons, tout est permis entre les deux services même des escarmouches par médias interposés.

Avec la voracité de la guerre et l’embargo sur l’armement pour la Bosnie, les trafiquants d’armes rodent comme des vautours et guettent la moindre occasion pour écouler leurs marchandises. Ce genre de commerce ne peut laisser insensibles les services occidentaux, surtout que le conflit se situe en plein cour de l’Europe et peut conduire à une vraie catastrophe. Grâce à des agents algériens pour la plupart, un quartier général de la DGSE voit le jour à Zagreb et une base arrière est montée à Trieste en Italie.
Ces dispositions ont permis à la DGSE de suivre en temps réel tous ce qui se passait sur le terrain et d’être au diapason avec d’autres services occidentaux présents sur les lieux.

En définitif, c’est certainement les généraux d’Alger qui ont ramassé le gros lot et ce pour la simple raison que parmi les pseudo-islamistes présents en Bosnie, certains sont des agents doubles qui informaient les services algériens sur tous ce qui se passait et les généraux algériens informaient à leur tour les généraux de Belgrade.

Épilogue

Les relations troubles d’une partie des services français avec la DRS ont permis l’enfumage de l’opinion publique et sa manipulation. Des hommes comme Yves Bonnet et J. Charles Marchiani qui mènent la république par le nez, servent plus les intérêts de certains cercles occultes que les intérêts de leur pays et de leur peuple.

Quelques temps après le dénouement de l’affaire des otages du consulat français à Alger, monsieur Pasqua déclenche la plus grande rafle anti- Algériens depuis la fameuse rafle d’octobre 1961. Plus d’une centaine d’algériens sont arrêtés et plusieurs d’entre eux sont parqués dans une ancienne caserne comme au vieux temps de la colonisation puis quelques-uns sont expulsés vers le Burkina Faso.
La dérive autoritaire et illégale de Charles Pasqua confirme bien son caractère. Il va jusqu’à ordonner la fabrication de preuves contre le responsable de la FAF, Moussa Kraouche. En d’autres temps, on aurait crié à l’affaire Dreyfus. Les protestations d’un policier intègre (aujourd’hui décédé), lui valent d’être exclu du service par sa hiérarchie. Un juge indépendant et soucieux décide un non-lieu contre le prévenu et met en cause les services antiterroristes dans un rapport rendu public par la presse.

Charles Pasqua, le spécialiste des vrais-faux machins, n’en est pas à son coup d’essai; l’ancien terroriste du Service d’Action Civique (SAC), amateur des coups fourrés, entretient des relations plus qu’amicales avec la mafia militaro-financière algérienne. Déjà en 1965, il avait donné (balancé) aux algériens le nom d’un certain Georges Starckmann, propriétaire d’un studio dans l’avenue de la Motte-Picquet, membre du SAC lui aussi, qui était impliqué dans un trafic d’armes au profit des maquis en Kabylie. Ce dernier avait échappé à une mort certaine lors du sabotages du super-constellation (l’avion qui devait transporter les armes), par des agents du service secret russe (le KGB). Plusieurs milliers d’armes légères étaient restés sur les pistes de l’aéroport de Malte.

Les retombées médiatiques et politiques de la prise d’otages ouvrent les yeux aux thaumaturges de la DRS. C’est derniers réussissent grâce à cette affaire à entraîner le pied français dans la tourmente algérienne et savent dès cet instant que le ministre compromis, Charles Pasqua ne reculerait devant rien pour couvrir les activités des services algériens dans l’hexagone.
Les généraux d’Alger poussent la France à choisir son camp.
Une neutralité politique aurait permis au gouvernement français d’éviter le piège tendu par Smain Lamari et ses complices, mais la guerre des services (DGSE – DST), la compromission des politiques et le nombrilisme des pseudo-intellectuels en mal de débats font que la France devienne un élément majeur dans l’équation du conflit et partie prenante dans la guerre civile.

L’opération chrysanthème lancé par Pasqua n’est que l’enterrement de la neutralité française et son implication dans la répression. Les Français comme les Algériens ont le droit de savoir que le réseau Pasqua n’est pas étranger au drame vécu par les otages des services algériens, ni à la mort de Français dans le métro parisien, ni à l’enlèvement et l’assassinat des moines de Tibhirine..
Charles Pasqua connaît mieux que personne la règle qui stipule que la fin justifie les moyens ; les généraux assassins et corrupteurs connaissent très bien l’adage qui dit «on ne fait pas d’omelette sans casser des oufs» ! Alors pour garder la manne pétrolière qu’est ce qu’il ne faut pas faire? On connaît la suite!

Que se soit en France ou en Algérie, l’opinion publique ne peut concevoir à quel point la manipulation et les coups tordus jouent un rôle déterminant voir capital dans le pourrissement de la situation. Les actions menées par les apprentis de l’apocalypse sont toutes liées les une aux autres et servent un objectif tracé d’avance.
Les affairistes de l’État se confondent souvent avec la notion même de celui-ci, ils bafouent la loi et les notions de liberté et droit à la vie. Pour masquer leurs médiocrités assassines, ils invoquent la raison d’Etat, et anéantissent ainsi la plus importante colonne de la démocratie : la justice.

L’affaire de l’enlèvement des fonctionnaires français n’était que le coup d’envoi d’une vaste opération psychologique dans le but de faire croire à l’opinion publique française et européenne la seule «vérité» officielle à admettre qui stipule que les militaires algériens sont le dernier rempart contre la barbarie et l’intégrisme.

L’acceptation de la version officielle par l’opinion publique dans l’affaire de la prise d’otages d’octobre 1993 a déterminé la suite des événements à savoir : les assassinats d’étrangers, l’affaire de l’airbus en 1994, l’affaire des moines et les attentats de Paris.

Certains vont dire que notre mouvement accuse le pouvoir de tous les maux sans preuves et qu’il oublie les exactions des islamistes.
Notre réponse et simple, nous leur demandons de lire les manuels d’histoire et surtout ceux relatifs à la guerre d’Algérie pour comprendre que les assassins sont entrain de reproduire le même schéma; les méthodes ne diffèrent que par le degré de leur cruauté. La manipulation et aussi ancienne que les services secrets.
Dans un pays démocratique comme la France où le pouvoir médiatique est celui qu’on connaît, rien n’a empêché les services de monter l’affaire des Irlandais, ou le massacre de la grotte d’Ouvéa en Nouvelle-Calédonie et d’autres affaires aussi fulminantes.

Pour conclure, nous reproduisant une citation de Guy Débord : «celui qui a mené telle action, dont on a pu ressentir au loin les grandes conséquences, a été souvent presque seul à en connaître les côtés importants que diverses raisons ont incité à tenir cachés ; tandis que d’autres aspects ont été oubliés depuis, simplement parce que ces temps sont passés, ou morts ceux qui les ont connu».

Nous sommes de l’autre côté du miroir, nous sommes par la force du destin les témoins de la tragédie et parfois aussi les acteurs. Nous avons pris la décision de témoigner et de dire la vérité en notre âme et conscience quelles que soient les conséquences et sommes près à le faire devant un tribunal international, si des juges intègres se décident enfin à entendre nos voix pour rendre justice aux victimes oubliées.

Le jugement de l’histoire est sans complaisance envers ceux qui savent et se taisent.

 

Gérard Fauré, fils d’un médecin militaire, fut un authentique trafiquant de cocaïne, doublé d’un braqueur de banques, et tueur à gages à l’occasion.

Pasqua n’était guère cocaïnomane – «j’en suis sûr», atteste Gérard Fauré mais l’argent parallèle du secteur a pu l’intéresser… Fauré, précoce dealer au Maroc puis un peu partout ailleurs, raconte avoir été très vite pris en charge, dans les années 70, par l’Organisation de l’armée secrète. Initialement dédiée au maintien de l’Algérie française, l’OAS changera très vite de fusil d’épaule : «opérations homo» (assassinats ciblés) contre des indépendantistes basques ou corses, mais aussi braquages de banques. Le Service d’action civique (SAC) prendra ensuite le relais. Fauré, fort de ses compétences en la matière, met la main à l’ouvrage : «La recette Pasqua consistait à constituer des « mouvements patriotiques », en vérité violents, avec des voyous peu recommandables. Comment les rémunérer ? Tout simplement avec l’argent provenant de gros braquages de banques et de bijouteries, commis en toute impunité. Avec Pasqua, tout était possible, du moins pour les membres du SAC. Patriote, certainement prêt à mourir pour son pays, il gardait en revanche un œil attentif sur les caisses du parti. Moyennant la moitié de nos gains, il nous garantissait l’impunité sur des affaires juteuses et triées sur le volet, sachant exactement là ou il fallait frapper.»

L’auteur narre ainsi sa rencontre avec le politique, qu’il situe en 1978 : «Charles Pasqua donnait de sa voix tonitruante des ordres à tout le personnel, toutes les têtes brûlées de France et de l’Algérie française.»Et de lui lancer : «Alors, c’est toi le mec dont on me vante les mérites ? Bien. Tu vas reprendre du service dès aujourd’hui, avec tes amis, si tu veux bien. J’ai une mission de la plus haute importance, que tu ne peux pas te permettre de refuser, ni de rater. Compris ?»  

 

En 1983, M. Sarkozy de Nagy-Bocsa est devenu maire de Neuilly à la place de M. Pasqua par une manœuvre habile plus que par une négociation. Mais M. Pasqua n’en n’a pas voulu à ce jeune ambitieux. Ils se sont rangés tous deux derrière M. Balladur en 1995, et surtout, M. Pasqua a laissé aimablement sa place de président du conseil général des Hauts-de-Seine, département le plus riche de France à M. Sarkozy. La carrière de M. Pasqua est trop riche pour être résumée par une notice. Des ouvrages fort intéressants lui ont été consacrés, comme La Maison Pasqua du journaliste Nicolas Beau, rédacteur au Canard enchaîné.

Bornons-nous à rappeler ses principaux faits d’armes. De 1964 à 1969, il est le patron du service d’action civique (S.A.C.), la tristement célèbre milice du parti gaulliste. De 1968 à 1981, ses membres auront des ennuis avec la justice pour :

« coups et blessures volontaires, port d’armes, escroqueries, agressions armées, faux monnayage, proxénétisme, racket, incendie volontaire, chantage, trafic de drogue, hold-up, abus de confiance, attentats, vols et recels, association de malfaiteurs, dégradation de véhicules, utilisation de chèques volés, outrages aux bonnes mœurs. » (François Audigier, Histoire du S.A.C., éd. Stock, 2003, p. 462).

Avant 1968, la soumission de la justice était telle qu’aucune instruction n’a pu être menée. Et pourtant, c’était encore pire, puisque Jacques Foccart, successeur de M. Pasqua à la tête du S.A.C., a procédé à une épuration des membres du S.A.C. les plus incontrôlables en 1968/1969 !

A la même époque, il aurait fait installer au Maroc des laboratoires fabriquant de la cocaïne, avec les barbouzes du S.A.C. et du Sdece (services secrets, ancêtres de la D.G.S.E.) ainsi que ses amis Corses, avec ses activités à Pernod-Ricard comme couverture. C’est ce dont l’accuse Mme Jacqueline Hémard, héritière du groupe Pernod-Ricard, depuis 1996, sans avoir jamais été attaquée en diffamation. Quant à M. Hicham Mandari, ancien conseiller du roi, il affirme, sans avoir été attaqué non plus, qu’Hassan II avait interdit à la gendarmerie marocaine de contrôler les camions Pernod-Ricard.

Dans les années 1980, M. Pasqua est un fervent partisan d’alliances avec le fn et de rapprochements idéologiques. Il fait par exemple bruyamment entendre sa voix en faveur du rétablissement de la peine de mort et fait voter une loi scélérate sur l’immigration pendant la première cohabitation (abrogée par la gauche dès 1989). Il tient un discours très musclé aux policiers, qui n’a bien entendu rien à voir avec le meurtre de Malik Oussekine, en décembre 1986.

Au début des années 1990, le clan Pasqua se met à son compte, puis se rallie à M. Balladur. Comme par hasard, ce détachement de M. Chirac signe le début de ses ennuis judiciaires. M. Pasqua est mis en examen depuis mai 2001 dans l’affaire Falcone pour « recel d’abus de biens sociaux » et « financement illégal de campagne électorale » (celle des élections européennes, en 1999). Il risque d’être renvoyé devant la Cour de justice de la République pour trois dossiers de « corruption » relatifs à son deuxième passage au ministère de l’Intérieur (1993/1994). Il est ainsi soupçonné d’avoir accepté de jeux au casino d’Annemasse, alors dirigé par un de ses proches, M. Feliciaggi, dans des conditions illégales, d’avoir contraint la société GEC-Alsthom à lui verser 5,2 millions de F pour autoriser le déplacement de son siège social et d’avoir perçu, lui et son entourage, des sommes d’Étienne Léandri, provenant de 21 millions de F de commission que cet individu (décédé en 1995) avait reçus de la Société française d’exportation des matériels et systèmes du ministère de l’intérieur (Sofremi).

Le fils d’Étienne Léandri, Daniel, conseiller de M. Pasqua, a été condamné en novembre 2003 à dix mois prison ferme et 200 000 euros d’amende dans le procès Elf, peine confirmée en appel le 21 mars 2005. Le fils de M. Pasqua, Pierre-Philippe, réfugié en Tunisie, est lui visé par deux mandats d’arrêt dans les affaires Sofremi et GEC-Alsthom. Son cousin germain été mis en examen en 2002 avec M. Claude Marchiani, frère de l’ex-préfet du Var, dans l’enquête sur les fonds occultes versés à l’occasion d’un marché passé avec Aéroports de Paris.

En juin 2004, le juge monégasque Jean-Christophe Hullin a clos son enquête sur un réseau de blanchiment qui, selon une note de synthèse de la police monégasque du 6 mars 2001, a « largement utilisé le secteur bancaire de la principauté et des relais douteux pour se livrer à des opérations qui ont permis de réinvestir dans des activités légales, l’immobilier, le financement de partis politiques et la mise à disposition d’individus membres du milieu de sommes importantes en liquide. […] Au niveau national, le groupe Feliciaggi-Tomi est lié au parti politique français dénommé RPF, et notamment son président, l’ancien ministre de l’intérieur Charles Pasqua. Des contacts financiers, téléphoniques et professionnels sont avérés. »

Plusieurs collaborateurs de M. Pasqua sont eux aussi mis en examen dans les affaires Sofremi, Falcone, GEC-Alsthom, etc., notamment M. Marchiani, qui a nommément mis en cause MM. Pasqua et Chirac. Sur toutes ces procédures judiciaires, voir Le Monde des 16 mars 2001, 11 juin 2004, 3 août 2004, 25 décembre 2004 et 1er avril 2005.

Le 7 avril 2004, Libération indique que M. Pasqua pourrait avoir une nouvelle casserole :

« Si ce n’est pas encore de la malversation caractérisée, c’est déjà une référence en matière de gabegie de fonds publics. Entre début 2001 et juillet 2003, le conseil général des Hauts-de-Seine a dépensé au moins 3 millions d’euros dans un projet de centre d’art contemporain finalement annulé par le tribunal administratif pour un mauvais choix de site juste après l’arrivée des premières pelleteuses. »

M. Charles PASQUA (commerçant puis homme politique français né le 18 avril 1927 à Grasse – 06), à l’époque où il était cadre dirigeant de la société Pernod Ricard, a supervisé l’installation au Maroc de plusieurs laboratoires de transformation  de cocaïne et de cannabis,  comme  l’atteste  la déposition devant une commission du Congrès américain de M. BOUREQUAT, actuellement bénéficiaire de l’asile politique aux États-Unis après avoir dénoncé ces faits et avoir été menacé de mort tant par la DST que par M. Charles PASQUA lui-même pendant la période récente où celui-ci était Ministre d’Etat, Ministre de l’lnténeur et de l’Aménagement du Territoire (1993 /1995) – voir l’audition de M. BOUREQUAT  parue  dans  le journal  Réseau Voltaire du 24 juin 1999.

Charles Pasqua s’est vanté dans une émission de Karl Zéro d’avoir crée en France plus de 150 000 emplois pour aider ses anciens des services secrets et amis à retrouver un travail ou se reconvertir dans la création d’entreprises de sécurité. Grâce au terrorisme crée par Charles Pasqua il y aurait eu donc la création de 150 000 emplois dans la sécurité en particulier la sécurité des aéroports après le détournement de l’Airbus de Air France à Alger.

La prise d’otages du vol Air France 8969 (AF8969, AFR8969), vol d’Air France reliant Alger à Paris, par quatre membres du Groupe islamique armé (GIA), se déroula du 24 au 26 décembre 1994.

La prise d’otage commence à Alger, où l’appareil, un Airbus A300 de 220 passagers, stationne deux jours ; l’avion décolle ensuite vers Paris mais doit faire une escale pour un ravitaillement en carburant à Marseille, au cours de laquelle l’assaut du Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) met fin au détournement.

Seize personnes sont blessées lors de l’assaut, qui se solde par la mort des quatre terroristes islamistes algériens. Trois passagers avaient auparavant été exécutés pour faire pression dans les négociations avec les gouvernements algérien puis français. L’objectif présumé des terroristes était de faire exploser l’avion en vol sur la tour Eiffel ou la Tour Montparnasse. Le plan du GIA semble préfigurer les attentats du 11 septembre 2001, sept ans plus tard.

Bref ce détournement d’avion a été sans doute un false flag de Charles Pasqua et des généraux algériens à ses ordres.

Pour le meurtre des moines de Tibhirine certains journalistes ont émis comme hypothèse une jalousie de Charles Pasqua contre Alain Juppé il voulait faire capoter sa visite à Alger car sans doute il voulait être le seul à recevoir des valises de billets de la part des généraux et il n’avait nul envie de partager ce pactole avec Alain Juppé donc il aurait donné l’ordre au DRS de liquider les moines aussi afin de diaboliser les algériens et l’islam en général. De plus Charles Pasqua rêvait de se présenter aux élections présidentielles et Alain Juppé risquait de lui barrer la route c’était son rival en politique et en affaire.